Une équipe hollandaise décrit un épisode de virémie transitoire à Andes Hantavirus chez un infirmier impliqué dans la prise en charge hospitalière d’un cas de l’épidémie survenue dans un bateau de croisière en mai 2026.
La positivité du test PCR a été retrouvée sur 2 prélèvements sanguins différents dans 2 laboratoires différents par des techniques de PCR différentes.
Le mode exact de la contamination n’a pas été retrouvé : l’IDE ne s’est pas occupé
directement du patient mais est néanmoins entré, portant les EPI requis, dans sa chambre pour récupérer un urinoir et l’éliminer. Il n’y a eu aucun incident de manipulation des urines.
L’hypothèse évoquée est une transmission par contact avec l’environnement souillé de l’antichambre : l’IDE a porté un masque FFP2 pendant tout le temps de sa présence dans l’antichambre de la chambre du malade mais a pu être en contact notamment en y retirant ses EPI, avec l’environnement : des draps et autres objets probablement contaminés ont pu être déposés transitoirement ; les mesures d’hygiène (port de gants, lavage des mains) ont pu être incomplètement respectées par l’équipe de nettoyage…
L’épisode en question n’a pas été suivi de séroconversion et aucun symptôme n’est survenu.
La transmission nosocomiale d’Andes Hantavirus est donc probable, sans contact direct avec le patient, par l’intermédiaire d’objets souillés, justifiant l’application de mesures de protection strictes lors des procédures de nettoyage de l’environnement et des objets des patients .
Résumé d’une communication rapide de Alma Tostmann, Annelies Brilman, Loek Smits et al.
Transnsient Andes orthohantavirus RNA detection in an asymptomatic healthcare worker
following indirect exposure during hospital care of an imported case, the Netherlands, 2026.
Euro Surveill. 2026;31(31):pii=2600580