Ils sont utilisés au niveau des zones exposées, protégeant le porteur contre différents risques (risques de contact, de projection ou d’inhalation…) : gants pour la protection des mains, lunettes de protection ou visière pour les yeux, masques pour les voies respiratoires, casaques pour le corps…

Ces dispositifs comportent :

  • des équipements de protection individuelle (EPI)
  • des dispositifs médicaux (DM)

Les masques

On distingue les masques chirurgicaux et les appareils de protection respiratoire.

Masques chirurgicaux

Ils permettent :
- la prévention des contacts cutanéo-muqueux avec des liquides biologiques
- la réduction de l'émission de gouttelettes vers l'entourage et l'environnement.
- la protection de celui qui le porte contre les agents transmissibles par voie « gouttelettes ».


Un masque chirurgical est un DM

Il est classé en 2 types selon l'efficacité du matériau filtrant dans le sens de l'expiration (norme EN 14683:2006)
- Type I = EFB( Efficacité de filtration bactérienne ) > 95 %
- Type II = EFB > 98 %

L’ajout d’ un R indique une résistance aux éclaboussures (norme 14683)

Masque de protection respiratoire

Il protège celui qui le porte contre les infections
- à transmission « air ».
- transmises par des aérosols émis lors d'actes tels qu’endoscopies bronchiques....



Un masque de protection respiratoire est un EPI.

La norme EN 149:2001* évalue l'efficacité d'un masque jetable à protéger contre l'inhalation d'aérosols

On distingue 3 classes de performance :

ClassesPénétration filtre maximale (%)Fuite totale maximale (%)
FFP1
20
22
FFP2
6
8
FFP3
1
2
* Amendée en 2009 , cette norme devient : EN 149:2001 + A1:2009 ; classe en plus les masques en « réutilisable » (marquage R) et « non réutilisable » (marquage NR).

Un masque de protection respiratoire pour être efficace doit être étanche

– adapté à la morphologie de celui qui le porte

– correctement ajusté au visage

Pour vérifier l’ajustement du masque, le plus simple est le Fit-Check : en l’absence de fuite, à l’inspiration forcée, avec une feuille plastique ou les mains en coquille sur le masque, le masque se plaque légèrement sur le visage.

Plus complexe et nécessitant un appareillage spécifique, le Fit-Test. Ce test peut-être :

– qualitatif : test basé sur la perception du goût sucré ou amer à travers le masque.

Toute fuite au niveau du visage se manifeste par la perception du goût

– quantitatif : test consistant en la mesure de la concentration en particules à l’intérieur et à l’extérieur du masque. Toute fuite au niveau du visage se traduit par une augmentation de la concentration en particules à l’intérieur du masque

Un masque peut porter le double 
marquage DM et EPI, c’est à dire être à la fois masque chirurgical et masque de protection respiratoire, s’il répond aux exigences des deux directives correspondantes

Tableau récapitulatif des indications de port

DénominationExemples d'indicationPorté par
le soignantle patient
Masque chirurgicalSans couche imperméable
(Type I et Type II)
Actes de soins ou de petite chirurgie sans risque de projection de liquides biologiques
X
Pour les déplacements des patients contagieux (exemple : tuberculose)
X
Pour les précautions « gouttelettes », dans la plupart des cas (exemple : coqueluche)
X
Avec couche imperméable
(Type IR et IIR)
Actes de soins ou de chirurgie avec risque de projection de liquides biologiques vers le soignant
X
Pour les précautions « air » (exemple : tuberculose)
X
Masque de protection respiratoireActes médicaux invasifs susceptibles d'entraîner l'émission d'aérosols de particules véhiculant des agents infectieux (endoscopies bronchiques, chirurgie au laser…)
X

Les gants

On distingue selon leur usage principal deux types de gants à usage unique pour les métiers de la santé, soumis à des directives européennes et à des normes différentes :

  •  les gants médicaux, dont le rôle principal est de protéger le patient contre l’infection (intervention chirurgicale),
  •  les gants de protection visant à protéger le soignant (contact avec le sang ou des liquides biologiques d’un patient)

 

Gants médicaux (gants de chirurgie, gants d’examen et de soins)

Ce sont des DM qui doivent être certifié par un marquage :

–      Directive européenne n° 93/42/CEE relative aux DM pour la protection des patients :

  • de classe I (par auto-certification) : pour les gants d’examen stériles ou non stériles
  • de classe II (par organisme notifié) : pour les gants d’intervention ou les gants de chirurgie.

 

Gants de protection

Ce sont des EPI.

Les essais de vérification de conformité sont conduits selon des normes spécifiques selon les risques :

  • EN 420 – Exigences générales ;
  • EN 374 – Protection contre les risques chimiques et les micro-organismes :
    • EN 374-1 : performances ;
    • EN 374-2 : résistance à la pénétration ;
  • EN 16523-1 : résistance à la perméation (annule/remplace les normes NF EN 374-3 et 374-4)
  •  EN 388 – Protection contre les risques mécaniques (notamment résistance à l’abrasion, à la coupure par tranchage, à la déchirure, à la perforation).

Remarques :

  • Les gants en latex peuvent être à l’origine d’allergies induites par les protéines du latex, favorisées par le poudrage des gants: la poudre, qui fixe les protéines du latex, est diffusée dans l’air ambiant lors de l’enfilage et peut être inhalée :
    • choisir des gants latex à faible teneur en protéines, non poudrés ou à faible teneur en poudre ;
    • préférer les gants en caoutchouc synthétique (néoprène, nitrile…).
  •  Aucune résistance chimique n’est exigée des gants médicaux.
  • La marque NF-Médical n’est pas obligatoire mais apporte la garantie de produits contrôlés selon les principes de l’assurance qualité.
  • Il n’existe pas de gants résistant aux piqûres mais il existe des sous-gants résistant aux coupures, dont les performances doivent avoir été évaluées selon la norme EN 388.

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